Poème: Nous pratiquons zazen avec ce corps de ce matin tel qu’il est.
Poème: de Maître Wang-Genh pendant le zazen du 15 mars
Nous pratiquons zazen avec ce corps de ce matin tel qu’il est.
Il n’y a pas d’autre corps.
De même nous pratiquons avec notre état intérieur de ce matin.
Tel qu’il est.
Il n’y en a pas d’autres.
Tout ce qui se reflète dans ce miroir est totalement un avec le miroir.
L’oiseau, l’oreille, la conscience.
Totale simultanéité.
Si nous créons la moindre séparation,
l’oiseau est loin,
l’oiseau est dehors,
l’oiseau est l’oiseau.
Ce n’est pas ce que dit votre oreille maintenant.
La conscience, l’oreille, l’oiseau sont unité.
De même avec tout ce qui se présente dans ce miroir maintenant.
Un souvenir, une émotion, une image, une pensée, des mots, une idée, une attente, un désir...
Zazen, ce n’est pas rejeter quelque chose.
« Cette pensée est mauvaise, je la rejette » : c’est l’attitude ordinaire, dualiste, sujet-objet.
Tout ce qui se présente dans la conscience, maintenant,
Observez,
Recevez,
Avalez,
Digérez,
Évacuez
